Future of work
Par
Clémence
Akkari

Le retour au bureau, une opportunité pour le travail nomade

23/8/2021

Que souhaitent les entreprises ?

Le retour au présentiel représente une véritable opportunité pour les entreprises. En effet, les confinements successifs ont fragilisé le lien social qui existait au sein des organisations. Malgré les mesures qui ont été prises pour le préserver, comme les visioconférences, le e-learning ou l’offre de soutien psychologique, beaucoup de salariés estiment que le lien social virtuel ne compense pas la réalité physique d’une journée au bureau. Les entreprises expriment ainsi le souhait de donner un nouvel élan aux dynamiques de travail en équipe. Les managers, en particulier, redoutent le télétravail car ils ne savent pas toujours comment engager les employés à distance ni comment ils peuvent les motiver à revenir sur le site.

Et les salariés dans tout ça ?

Les salariés, eux, ne sont pas tous enthousiastes à l’idée de retourner à 100% sur leur lieu de travail. Leur conception de la vie professionnelle a été transformée par la crise sanitaire. D’après l’étude réalisée par la plateforme de data Dynata, 36% des employés souhaitent se rendre tous les jours sur leur lieu de travail, tandis que 27,4% d’entre eux préfèreraient pouvoir travailler à distance. Le reste privilégierait une solution hybride : ils souhaitent alterner entre distanciel et présentiel. Les préférences divergent en fonction des habitudes et des caractères de chacun : certains éprouvent un sentiment de solitude trop intense à distance, d’autres se sentent moins efficaces sur site. Malgré leurs divergences, tous ces groupes reconnaissent qu’il est impératif de prendre des mesures favorisant le lien social.

Une réponse pour tous : la solution hybride

Pour faire en sorte que tous les acteurs du monde de l’entreprise soient satisfaits de leur situation professionnelle, l’idée d’une solution hybride parait pertinente. Il s’agirait de permettre aux salariés de retourner dans leur environnement professionnel, plus convivial, sans pour autant les contraindre à prendre les transports en commun tous les jours. La formule serait donc la suivante : un à trois jours de télétravail, et le reste de la semaine au bureau. L’organisation logistique qui découle d’une telle configuration implique de mettre en place des dispositifs favorisant les échanges au sein des entreprises. L’expérience sur site doit en effet être synonyme d’interactions pour pallier le manque de lien social dont les salariés font l’expérience depuis plusieurs mois. Toutefois, les restrictions sanitaires qui continuent à s’exercer sont susceptibles de retarder la mise en place de véritables mesures pour établir des relations entre collaborateurs.

Dans ce contexte, le télétravail est amené à se poursuivre durablement. La proposition de m-work apparaît alors comme une aide, pour les jours de télétravail appelés à perdurer pour chaque salarié. Elle offre la possibilité de télétravailler à proximité de chez soi, en conservant à la fois l’autonomie et le gain de temps que permet le distanciel, ainsi que la possibilité d’un moment convivial partagé avec d’autres employés.

Par
Clémence
Akkari
Le
21.8.21